Arrivée
en force de ce Lyonnais, aperçu et apprécié
en première partie de Kyo.
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Vous avez un parcours original.
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J'ai fait du piano classique dès l'âge
de six ans. Je me suis tourné ensuite
vers son utilisation jazz. Ont suivi la batterie,
la guitare. Il y a eu également le chant.
Récemment, j'ai fait le conservatoire
lyrique de Lyon. Je n'aimais pas particulièrement
mais j'ai été bouleversé
par le film « Farinelli », cette
voix. Un vrai déclic pour moi. Grandi
dans dans la culture rock, j'ai découvert
un certain lyrisme. On le retrouve dans les
arrangements de la voix. Il s'en dégage
une émotion et beaucoup de force. Dans
cette pratique du chant, on apprend comment
respirer, comment tenir son corps pour mieux
faire sortir les sons.
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Votre registre est assez sombre !
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Je suis mélancolique. Rien de glauque même
si les textes sont parfois un peu noirs. La musique
est suffisamment lumineuse pour rattraper cette
ambiance. Mon écriture est spontanée.
Je retranscris des émotions. Je ne suis
pas politisé et n'ai aucune envie de faire
passer des messages. On peut parler de constats
neutres, de choses observées et vécues.
Il suffit de regarder autour de nous, ce n'est
pas vraiment gai.
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« La chute des anges » est votre premier
enregistrement ?
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J'avais déjà fait un autoproduit
dans un petit studio lyonnais. J'ai réalisé
de nouvelles maquettes et Columbia m'a signé.
Le travail était très avancé.
On a carrément pris les bandes pour retoucher
certains éléments au studio ICP
de Bruxelles. J'avais travaillé avec des
musiciens lyonnais et je les ai faits venir pour
des parties de guitares, de batterie. Je ne suis
pas un homme orchestre.
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Vous venez d'assurer la première partie
de Kyo.
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J'ai partagé quatorze dates avec eux. Je
ne savais pas vraiment comment leur public allait
accepter ce que je fais. Tout s'est très,
très bien passé. Je n'en suis qu'à
mon premier album. Il y a eu également
Calvin Russel, Daran, les Cranberries et ce n'était
pas toujours confortable.
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Vos racines musicales !
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J'ai écouté énormément
de rock anglais et américain. Ma soeur
vit en Grande Bretagne.
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Vous partagez le chant de « Seuls »
avec Manu de Dolly.
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J'avais envie de ce duo. Je l'ai contactée.
Je lui ai envoyé cinq titres qui pouvaient
potentiellement se chanter à deux. Elle
a choisi celui-là. La semaine suivante
on l'enregistrait. Elle a aimé le texte.
J'ai envie également d'être reconnu
pour mes paroles. Tout le monde s'y est retrouvé.
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Quels artistes français appréciez
vous ?
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Je respecte des parcours comme ceux de Stephan
Eicher, Bashung, M, Souchon. J'aime mais je ne
suis pas fan de quelqu'un en particulier. Bowie
et Peter Gabriel, par exemple, sont pour moi des
références. En France, M avance
en faisant des choix artistiques très personnels.
Dans un domaine plus rock, la voie est plus étroite
en France.
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Vos projets !
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D'autres premières parties sont plus ou
moins prévues. Je dois faire une tournée
acoustique des FNAC. J'aimerais écrire
des musiques de films. J'écris souvent
en sortant de voir un film.
Jean-Paul
GERMONVILLE
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