Arkanium
Octobre/Novembre 2003

Entretien avec GABRIEL EVAN  -  LA CHUTE DES ANGES
ARKANIUM :Vous avez déjà sorti un premier album, " Tome 1 ", sous le nom de Sin-é. Cette question doit vous être souvent posée, mais pour quelle raison avez-vous changé votre nom de scène . Gabriel Evan : Je voulais faire un nouveau départ , et cet album " Tome 1 " n'était pas dans la lignée de mon nouvel album. Je ne dénigre pas " Tome 1 ", mais suite à cet album j'ai vraiment eu l'impression de changer de personnalité, cela m'a donc paru évident qu'il fallait changer de nom de scène. A : Quelles sont vos influences musicales ? Y a-t-il un artiste ou une chanson qui vous touchent plus particulièrement et pourquoi ? G.E. : Mes influences musicales sont diverses, j'écoute aussi bien du rock, que du jazz ou du classique. Dans le rock, il y a des artistes que j'aime plus que d'autres, comme Peter Gabriel, U2, Radiohead, Coldplay… Les films m'inspirent beaucoup également. La Cité des Anges, ou Roméo et Juliette, Bienvenue à Gattaca… L'esthétisme entre l'image te la musique, cette émotion, m'a inspiré pratiquement sur tout mon album. A : Comment s'est passée votre rencontre avec Manu de Dolly ? G.E. : Le plus simplement du monde, je voulais un duo sur mon album et j'aimais le groupe Dolly. On m'a passé le contact de Manu (la chanteuse de Dolly). Je lui ai fait écouter la chanson " Seuls ", et 4 autres titres de l'album pour qu'elle s'imprègne de mon univers. Elle a beaucoup aimé la chanson, et m'a fait le plaisir d'accepter de la chanter avec moi. C'est quelqu'un de très gentil et de très professionnel. A : Envisagez-vous de travailler à nouveau ensemble ? G.E. : On en a un peu parlé. Et c'est vrai que cela me plairait. A : Vos textes parlent de liberté, d'amour et de regrets, avec votre regard définitivement critique sur notre société. Qu'est-ce qui a inspiré des titres aussi forts comme La Marque, Génération interdite ou encore le single " Seuls " ? G.E. : Ma façon d'écrire est très spontanée. Je ne me pose pas de question quand j'écris. Il suffit juste de regarder une journée de télévision, cette fenêtre des pays développés, pour être inspiré. J'ai écrit un roman en parallèle de cet album, on y retrouve chaque chansons beaucoup plus détaillées . Les gens qui vont découvrir mon album, vont comprendre les textes d'une certaine manière. Mais lorsqu'ils auront lu le roman , ils redécouvriront complètement l'album. Le roman sortira courant de l'année, il devrait s'intituler également : " La chute des Anges " A : Vous avez suivi une formation classique au Conservatoire et vous êtes un artiste complet, auteur, compositeur et interprète. Que pensez-vous du phénomène actuel de télé-réalité qui cherche en quelque sorte à créer des artistes, avec des émissions telles que Star Academy et Popstars ? G.E. : Je ne suis pas du tout quelqu'un qui crache sur ce phénomène. J'ai même un peu de peine pour eux, car il faut accepter de se faire ridiculiser, d'être jeté par le public. Je pense que les gens vont se rendre compte que tous ces jeunes qui espèrent devenir connus, ne sont que des pantins, que les télés jettent lorsqu'ils ont fini de servir, lorsqu'ils ne plaisent plus assez. Ils sont vraiment utilisés comme de la marchandise. Je les plains, l'après doit être très difficile à vivre. La télé ne peut que rendre meilleur son paraître. A : Comment décrivez-vous votre nouvel album, la Chute des Anges ? G.E. : C'est difficile de se décrire soi-même, sans passer pour prétentieux. En tout cas cet album fait vraiment partie de moi, il reflète mes émotions. Je dirai que c'est du rock mélancolique, mêlant une certaine rage mais aussi un certain lyrisme. A : Y a-t-il une chanson que vous préférez plus particulièrement dans cet album ? G.E. : Génération interdite est ma chanson préférée, car je l'ai fait très rapidement, et elle reflète vraiment ce que je suis. A : Quels sont vos projets ? Des concerts en prévision ? G.E. : Je vais faire des premières parties du groupe Kyo sur octobre, novembre. Pour ce qui est de mes projets, j'en ai un certain nombre comme par exemple écrire pour d'autres, mais j'attends surtout avec impatience de savoir comment les gens vont accueillir mon album. A : Vous avez de nombreux fans, qui vous sont fidèles depuis des années semble-t-il. Quel rapport entretenez-vous avec le public ? G.E. : J'essaie d'être le plus simple possible, en fait de rester comme je suis, de ne pas jouer un rôle. Il y a beaucoup de gens qui m'écrivent sur mon site web : www.gabrielevan.com, et j'essaie de leur répondre toujours du mieux possible, car j'aurais aimé qu'on me le fasse quand j'étais fan d'un artiste. Interview réalisée par Patricia Cazeaux

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