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Du
11 au 17 SEPTEMBRE 2003
GABRIEL
EVAN, la guitare chevillée au corps.
S'il a choisi de s'appeler ainsi, c'est en hommage à
Peter Gabriel. Quant à "Evan", c'est
pour une raison de sonorité. Car chez cet artiste,
la mélodie est un évidence, et la musique
une impulsion. Il se met au piano à l'âge
de 6 ans pour accompagner sa grande soeur chanteuse. Puis
il tombe sur le film "Farinelli". Ébloui
par cette voix de castrat, il s'inscrit à un cours
de chant lyrique. Et aujourd'hui, son premier album, "La
chute des anges" (sortie le 3 novembre), aux accents
pop-rock, hérité de ce lyrisme. Tout pour
la musique et rien pour le look. "En concert, je
porte les mêmes fringues que dans la vie de tous
les jours. Jean, T-shirt, voilà ma panoplie".
Une absence de look qui, paradoxalement, fait un look.
Genre : artiste un rien débraillé. Columbia,
la maison de disques de Bowie et de léonard Cohen,
mise sur lui pour insufler à la chanson française
une bonne dose de rock intelligent. Son premier single,
"seul" (sortie le 6 octobre), est (encore) un
duo avec Manu, la chanteuse de Dolly. Moralité
: pas besoin d'être soigné pour attirer les
nanas.
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