Dans
une vie antérieure, Gabriel fût un ange
perturbé par la voix qu’il entendait dans
les ondes du fleuve Mississippi. Hanté par le
falsetto de Jeff Buckley l’éternel, devenu
Gabriel Evan, il grandit au fur et à mesure
des rencontres, des désillusions et des espoirs.
Pas facile de naviguer à vue lorsque la musique
s’impose à vous comme un mode de vie, une
manière de respirer. Le chemin est long et parfois
sans issue. Les refus sont parfois injustifiés
et les déceptions nocturnes éthyliques.
Alors, ne vous y trompez pas, sous la blondeur de la
tignasse de ce jeune lyonnais se trouve l’âme
d’un artiste trempé par quelques années
d’écriture, de compositions, de concerts,
d’enregistrements, de mixages et de compromis
démocratiques.
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On/Off
est le titre du nouvel album de Gabriel Evan,
celui qui lui ressemble le plus. Et peut-être
celui de plusieurs générations perdues
au fond d’images cathodiques dans lesquelles
s’étalent la guerre, la violence,
la misère, et parfois un peu d’amour
à quatre pattes. Des images qui nous posent
souvent des questions sans jamais nous apporter
de solution. Alors, si personne ne nous répond,
peut-être vaut-il mieux chanter tous ensemble
avant que la lumière ne s’éteigne
!
Francis
Zégut.
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